Ni oui, Ninon

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Ni oui, Ninon

Message par Ninon d'Hiver le Dim 28 Mai - 20:31


Ninon


Je me nomme Ninon mais on m'appelle Plume et j'ai 24 ans. Je suis née à Paris et dans la vie je suis voleuse à la tire, et voltigeuse en herbe. Je vis donc à la Cour des Miracles où je suis célibataire. Il se trouve que je suis catholique, que Dieu m'en soit témoin. Ils me traitent tous de miraculée mais je connais ma vraie valeur, qu'importe ce qu'ils en disent. Enfin, dans une vie future, je me réincarnerai en Alicia Vikander.


A la cour du roi, chacun y est pour soi.


©️ crédits
Quelles sont vos plus grandes qualités ?
Tout d'abord, je suis extrêmement discrète. Je sais me fondre dans l'obscurité, et disparaître en un éclair. Nombreux sont ceux qui ont tenté de m'arrêter, mais tous ont, jusqu'ici, échoué. Ajoutez à cela une bonne dose d'agilité qui me permet mille et une cabrioles, au sol ou sur les toits de Paris. Je suis également rusée comme un renard. Ayant grandi dans la rue, je n'ai eu d'autre choix que de m'adapter. Petite et frêle, ma cervelle est ma meilleure arme, il convient de l'utiliser correctement. Extrêmement ambitieuse, je veux plus que ce que la vie m'a donné, me sortir de cette misère dans laquelle j'ai toujours vécu. Néanmoins, fidèle à mes valeurs, j'y arriverai par mes propres moyens, sans jamais écraser qui que ce soit.

Et vos plus grandes faiblesses ?
Quand bien même il me coûte de le reconnaître, je suis physiquement plutôt faible. Incapable de me battre, si je me faisais prendre, je ne tiendrais pas deux minutes. Il convient également d'admettre que je suis naïve, ce qui m'a déjà causé bien des ennuis lorsque des personnes mal intentionnées décide d'en profiter. Cependant, vous ne m'entendrez jamais le dire à haute voix, conformément à ma légendaire mauvaise foi. Je n'admets ni mes doutes, ni mes erreurs, c'est comme ça, faites-y vous. De toute façon, bornée comme je suis, vous ne parviendrez pas à me faire changer d'avis, quand bien même vous y mettriez tout votre coeur. Enfin, certains me qualifient volontiers de manipulatrice, mais que puis-je y faire si ces messieurs tombent sous mon charme après quelques mots ?

De quoi avez-vous peur ?
De la mort. Purement, et simplement. Je n'ai rien, ni personne, et j'ai grandi dans la crasse et la vermine. Cela vous immunise contre bon nombre de craintes. Néanmoins, rien ne vous immunise contre celle de la mort. Celle-ci est fourbe, capricieuse, parvient à se tapir dans l'obscurité pour frapper au moment où l'on s'y attend le moins. Bien sûr, j'ai peur de la souffrance qui va avec. Si un jour je viens à me faire exécuter, j'espère que ce sera par un coup de mousquet plutôt que sur la potence.

À quoi aspirez-vous ?
À sortir de la misère dans laquelle la vie m'a plongée depuis que je suis née. Enfant de la rue, je n'ai jamais rien posséder. Je n'ai d'autre famille que celle que la Cour m'a offerte. Mes parents me sont inconnus, et je suis bien chanceuse d'être arrivée jusque ici plus ou moins saine et sauve. Pour autant, la situation actuelle me déplait. Je mérite plus, tellement plus. Et ces nobles qui se pavanent tout en se plaignant constamment me le rappellent chaque jour. Certes, je tuerais pour être à leur place, mais serais-je pour autant capable de quitter la Cour ? Je l'ignore.

Que dit-on à votre sujet ?
Oh, tant de choses. Certains disent de moi que je suis une prostituée, mais que seuls certains habitués ont droit à mes services. Quelle idée, surtout quand on sait que je n'ai jamais aimé, et que personne n'a jamais partagé ma couche. On m'a déjà traitée de sorcière également, sans que je comprenne véritablement pourquoi ... mais je crois que toutes les femmes de la cour ont un jour été accusée de sorcellerie. Néanmoins, la rumeur qui revient le plus souvent à mon sujet est celle selon laquelle je serais une assassin ... ironique quand on sait que j'ignore comment tenir un coup, et que je n'ai jamais tenu de mousquet entre les mains.

Derrière l'écran

pseudo/prénom : aahor, but call me babe Virginie âge : 22 ans et toutes mes dents d'où tu viens ? De Belchiiiiikeuh. Mais je vis à Paris (enfin, pas au moment où j'écris ces mots, mais probablement au moment où vous les lirez) comment as-tu connu le forum ? Louis XIII c'est mon meilleur pote un dernier mot :  FEAR ME





Il était une fois ...


Le début de mon histoire, je ne la connais pas. Oh, ne soyez pas peinée, nous sommes nombreux à ignorer nos origines. Il n'y a pas de mal à ça. Néanmoins, il est plus compliqué de savoir où l'on va lorsque l'on ignore d'où on vient. Aujourd'hui malgré tout, j'ai tracé ma route, et gare à qui tenterait de m'arrêter.

On suppose que je suis née à Paris. En tout cas, c'est sur les marches d'une auberge parisienne que commence mon histoire. Pouvez-vous imaginer ? Un poupon, emmailloté dans une couverture de laine, posé à même le sol alors que le froid de février est à son apogée. La personne qui m'a déposée là ne m'a rien laissée sinon un bout de parchemin sur lequel était écrit, parait-il, "Ninon". Quel nom ! Sans doute cette personne avait-elle supposé que l'aubergiste, touché par le sort du nourrisson que j'étais, aurait pitié de moi et me prendrait sous son aile. Première erreur : l'aubergiste ne m'a même jamais vue. À la place, une femme alertée par les cris d'un enfant frigorifié accourut. Elle n'avait rien sinon quelques pièces dissimulées dans ses haillons. Elle n'avait rien, sinon un regard doux et bien veillant. Elle n'avait rien, sinon l'âme la plus pure qu'il m'ait été donnée de rencontrer. Elle s'appelait Annette, et vivait dans ce qu'on appelait déjà "La Cour des Miracles".

Annette était d'une beauté à couper le souffle, et tous les hommes du quartier le savait. Un visage d'ange, des courbes délicieuses, elle créait des fantasmes partout où elle allait. Heureusement pour ces messieurs, ce corps si parfait était à leur disposition contre quelques deniers. Elle travaillait dans l'un des bordels de Paris, portant des robes trop provocantes,
qui juraient avec la douceur de ses traits. Mais quel autre choix avait-elle ? Elle ne me parla jamais de son histoire, sans doute celle-ci était-elle bien trop douloureuse que pour être contée. On ne lui connaissait ni mari, ni enfant. On lui connut cependant rapidement une petite protégée ; moi. Elle me trainait partout avec elle, sauf lorsqu'elle était avec l'un de ses nombreux clients. Je m'accrochais à elle comme un naufragé à un bout de moi. Ma vie, je la lui dois, et lui serait éternellement reconnaissante pour cela.

Néanmoins, aussi douce et gentille que pouvait être Annette, je dû bien rapidement apprendre à ne compter que sur moi-même. L'argent que se faisait Annette parvenait tout juste à la nourrir, comment aurait-elle pu subvenir à mes besoins également ? Je commençai par mendier, recherchant la pitié des gens, cherchant à croiser leur regard, à créer chez eux de l'embarras pour les mener à me léguer une pièce ou non. Cela fonctionnait bien aux débuts : les adultes ont un faible pour les enfants. Pourtant, l'argent que je récoltais ne suffisait jamais. J'avais sans cesse faim, et froid. Lorsque je voyais d'autres enfants, bien nourris, bien habillés, je les haïssais. Pourquoi avaient-ils droit à une vie confortable, et moi pas ? Qui avait décidé de cette sombre injustice ? Je l'ignorais, et cela m'était égal. Moi aussi j'avais le droit de manger à ma faim, de porter de beaux habits. Or, s'il était une vérité que je compris rapidement, c'était que les adultes ne se méfient pas suffisamment des enfants. Ils ne se rendaient compte que bien trop tard que leurs bourses quittaient leurs poches, et rarement ils pensaient à m'accuser. Ils me prirent parfois sur le fait, mais avec quelques larmes je parvenais à m'en sortir avec un sermon, ou une gifle dans le pire des cas.

En grandissant, il me fallut affiner ma technique. Les larmes marchaient de moins en moins bien au fur et à mesure que mon corps se développer. Parfois, le charme fonctionnait, mais la plupart du temps, je n'avais d'autres choix que de prendre mes jambes à mon coups. Hélas, les ruelles parisiennes étaient trop étroites, trop peuplées, et s'échapper n'était pas une science exacte. L'endroit le plus sûr à mes yeux devint les hauteurs. À la manière des chats, je grimpais le long des murs pour rester hors d'atteinte. Petite, fine, agile, je finis par me hisser sur les toits, flirtant avec les oiseaux de la cité. De là haut, je pouvais narguer le monde, le toiser, et lui faire ma promesse qu'un jour, je n'aurais plus à fuir.

C'est Adalbert le premier qui m'appela Plume, rapport à la légèreté avec laquelle je gambade sur les toits de Paris. Je l'adorais, Adalbert. C'était un mauvais bougre, qui n'était honnête qu'avec lui-même, mais je l'aimais bien. Il croyait en moi,
était persuadé que je pouvais m'élever haut autant au sein de la Cour, qu'en dehors. Hélas, il est mort avant que je ne puisse lui donner raison, très probablement assassiné. Depuis, la Cour des Miracles part en vrille, et je me retrouve quasiment en bas de l'échelle. Tout est à refaire, mais je jure qu'un jour, les gens ploieront devant moi.

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